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Bientôt la rentrée. Marronnier de circonstance : le participe passé. Du neuf à en dire ? Vous jugerez.
Dans une de ses chansons à la Boby Lapointe, Sttellla soulevait de profondes questions comme :
- Ceux qui portent des doubles foyers ont-ils deux fois plus chaud ?.
Le refrain dit :
- Les avions n'ont pas le temps / De se poser la question
- Les avions n'ont pas le temps / Ils se posent et c'est bon
On aurait au passé composé : Ils se sont posé la question. Ils se sont posés, car les deux se jouent deux rôles différents, l'un indirect, l'autre direct. Or le français dispose déjà, pour le pronom non réfléchi, de deux formes distinctes, lui (il lui a donné un coup) et le (il l'a donné à la police). (Au pluriel aussi, on a leur et les.)
Donc pourquoi pas un sui indirect répondant à un se direct ?
Ils sui sont posé la question. Ils se sont posés
Note additionnelle :
En mars dernier, on parlait dans (sur, à, chez) ce forum de se sont succédé(e)(s). Je citais G le Maudit (1) qui relevait 9930 formes invariables contre 8440 + 5140 formes variables. À peine cinq mois après, on en est à 9910 vs 9220 + 5530, un rythme de recul de la forme invariable qui me laisse pantois.
Luc Bentz se demandait le 9 mars pourquoi se succéder se distinguait tant. Il suggérait deux pistes : (1) verbe du premier groupe, et (2) synonyme du transitif suivre. J'en verrais une troisième : verbe sans COD à côté de son COI.
Dans ils se sont posé la question, ce la question se signale à l'attention comme le COD que le se n'est donc pas. Dans ils se sont succédé, rien de tel... et j'ajoute que chaque fois que j'écris ils se sont succédé, j'attrape des boutons et des extrasystoles, Académie derrière ou non.
Ils sui sont succédé !
(1) L'auteur, hallétographe à double titre, évoque vraisemblablement Google.com. [REVENIR AU TEXTE]
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