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Glossaire

des termes techniques
(linguistiques ou grammaticaux)
employés dans ce dictionnaire


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Précisions

Ce glossaire a pour but d'éclaircir si nécessaire les termes techniques (linguistiques, grammaticaux, etc.) qui sont utilisés dans les articles du « Dictionnaire des usagers » ou, plus largement, dans le site Langue française. Merci de signaler éventuellement les manques à l'éditeur.

Nous utilisons ici les définitions du Petit Robert sur cédérom quand elle existe, sinon (ou éventuellement en complément) celles du Dictionnnaire de linguistique et des sciences du langage (sous la direction de Jean Dubois, Larousse, Paris, 1994) ou le Gradus — Les Procédés littéraires de Bernard Dupriez. Les références éventuelles au Petit Robert sont signalées par PR, celles du Larousse de linguistique par la mention Lar. ling., celles du Gradus par Gr.. Vous pouvez aussi, à travers la rubrique « Liens » accéder à d'autres sites, notamment pour ce qui a trait aux procédés littéraires.

L'objet de cette rubrique est seulement, dans la mesure où des mots « savants » sont employés dans le site (notamment lors des échanges qui y sont archivés), de permettre aux usagers de mieux suivre les débats archivés. Pour revenir à l'article consulté avant cette page, vous pouvez utiliser l'icône [précédent] de votre navigateur ou utiliser le lien javascript « revenir » placé après chaque entrée.

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Les définitions


APOCOPE et APHÉRÈSE — L'apocope est la chute d'un ou plusieurs sons, d'une ou plusieurs syllabes à la fin d'un mot. Ainsi les mots métro et cinéma sont respectivement les apocopes de métropolitain et de cinématographe. L'aphérèse est la chute du début du mot. Ainsi bus est-il une aphérèse d'autobus.

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BARBARISME — Faute grossière de langage, emploi de mots forgés ou déformés, utilisation d'un mot dans un sens qu'il n'a pas. Impropriété, incorrection, solécisme. Faire un barbarisme. — Mot ainsi employé (ex. aréoport pour aéroport, ils croivent pour ils croient). (PR)

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HALLÉTOGRAPHIE ou HALLÉTO par apocope (parfois : halleto[graphie]). Procédé de recherche statistique des occurrences ou variations d'une graphie sur Internet ou Usenet grâce aux indications d'un moteur ad hoc (www.google.com au moment de la création de mot). Le mot est dérivé de (Pierre) Hallet, contributeur régulier du forum fr.lettres.langue.francaise qui en fit le premier un usage systématique dans les débats. La pertinence du procédé de recherche et, plus encore, les conclusions qu'on en peut éventuellement tirer sont parfois contestés de manière virulente. [NDÉ]

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MÉTONYMIE — Didact. Figure de rhétorique, procédé de langage par lequel on exprime un concept au moyen d'un terme désignant un autre concept qui lui est uni par une relation nécessaire (la cause pour l'effet, le contenant pour le contenu, le signe pour la chose signifiée). Ex. boire un verre (le contenu), ameuter la ville (les habitants). (PR)
L'un des exemples les plus célèbres est celui du bureau qui a d'abord désigné le tissu recouvrant une table de travail, puis cette table elle-même (j'écris sur mon bureau), puis la pièce et enfin par extension les personnes qui s'y trouvent régulièrement (le bureau de l'association a élu son président).

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PRÉDICAT — Ce qui, dans un énoncé, est affirmé à propos d'un autre terme (sujet ou thème). Le prédicat et l'expansion. — Spécialt Le verbe et l'attribut qui dépendent d'un nom. (PR)

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PROCÈS — (Linguistique) Contenu sémantique du prédicat ; ce que le verbe peut affirmer du sujet (état, devenir, action). (PR)

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SOLÉCISME — Emploi syntaxique fautif, de formes existant par ailleurs dans la langue (ex. je suis été). (PR)

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SYLLEPSE — Accord selon le sens. On peut ainsi écrire une foule de gens l'attendent, bien que foule soit le nom principal et gens le complément de nom. Une foule de gens l'attend est tout aussi correct, naturellement. Le choix, par celui qui écrit, de l'une ou l'autre formule permet d'insister davantage sur la notion de foule pris comme un tout... ou celle de multitude (accord avec gens).
 
La syllepse est également une figure de rhétorique où l'on emploie le mot dans une même phrase avec son sens propre et son sens figuré, l'exemple type étant hugolien : vêtu de probité candide et de lin blanc.

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SYNECDOQUE — Variété de la métonymie consistant à prendre la partie pour le tout (une voile pour un navire) ou le tout pour la partie (le quadrupède pour un lion ou un chien ; la France pour l'équipe de France ; la police pour deux inspecteurs ou une équipe d'agents en uniforme), la matière pour l'objet (l'airain pour les canons), etc. Plus de détail dans Gr.

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