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Business angel


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L'essentiel

Les business angels des États-Unis ont fait des émules en Europe. Un débat s'est ouvert sur la francisation de cette appellation... Il reste à voir si le terme durera ou non. L'économie, elle aussi, a ses modes !

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Questions & débats
(f.l.l.f. en janvier-février 2000)

 Alain D. (31-1-2000)  -- En ces temps d'invasion de notre langue, il est réconfortant de constater qu'un journal financier français, Le Revenu, organise un sondage parmi ses lecteurs pour franciser le mot anglais business angel. Il y est écrit :

Rappelons que ce terme de business angel désigne dans les pays anglo-saxons des individus (souvent des entrepreneurs qui ont réussi) qui investissent leurs capitaux personnels et leur temps ou leur expérience dans des entreprises nouvelles, et cela dès les premiers jours de celles-ci, avant que leurs créateurs n'aient présenté leurs projets aux circuits plus institutionnels de la banque, du capital-risque ou de la Bourse. [...] Pourquoi franciser une expression si parlante, même pour les non-anglophones ? », s'interrogent plusieurs lecteurs. Ce n'est affaire ni de nationalisme linguistique ni d'américanophobie, mais simplement pour que le public français le plus large s'approprie ce qu'elle signifie. De son côté, le Comité de terminologie de la Délégation générale à la langue française planche sur cette traduction : selon nos informations, il penche actuellement pour l'expression tuteur d'entreprise, intéressante mais un peu statique.

Trois propositions sont mises aux voix :
- Extrapreneur
- Investisseur providentiel
- Starteur d'entreprise.

Voilà une initiative dont on ne peut que se louer en regrettant qu'elle soit pour l'instant, surtout dans le milieu financier, aussi isolée.

 Jacques Thiernesse (31-1-2000)  -- De prime abord, l'idée paraît séduisante. Il ne faut cependant pas verser dans l'extrême à vouloir traduire tout et n'importe quoi. Votre mot starteur est beau mais il ne fait guère français, même si BB tire sur le starter pour démarrer son formidable engin. Démarreur ou aide au démarrage...

 Isabelle Depape (31-1-2000)  -- Non, BB chante : J'appuie sur le starter et voici que je quitte la terre, j'irai p't être au paradis mais dans un train d'enfer. Starter » rime avec enfer pas avec entrepreneur.

 Olivier Mellina-Gottardo (1-2-2000)  -- J'ai déjà souvent entendu employer pour traduire business angel le terme capital-risqueur (formé sur capital-risque), qui est assez parlant de lui-même et qui est employé pour désigner plus que le simple investisseur.

 Alain D. (1-2-2000)  -- Quitte à trouver un mot vraiment français, je préférerais encore risqueur de capital, même si c'est plus long.
 
 Pierre Chavas (1-2-2000) 
  • Si l'on veut trouver une expression plus courte,
  • si l'on considère qu'un business angel aide essentiellement à l'accouchement d'une entreprise (en servant souvent d'intermédiaire avec les apporteurs de capital),
  • si l'on fait référence à un autre fil concernant le français d'Afrique,
  • si l'on pense que les business angels sont souvent d'anciens patrons,
Pourquoi ne pas les appeler des matrons ? J'ai peu d'espoir que Le Revenu soit satisfait de cette proposition, mais bon.

 Sh.Mandrake (1-2-2000)  -- [..] Chacun [extrapreneur, investisseur providentiel, starteur d'entreprise] a ses avantages. On pourrait aussi parler d'épauleur d'entreprise.

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Compléments

Le terme business angel n'a pas d'équivalent « officiel » dans les tables de la Délégation générale à la langue française (France). En revanche, le Grand Dictionnaire terminologique lui consacre un développement (www.granddictionnaire.com/) :

Business angel : investisseur individuel fortuné n. m.
Terme(s) à éviter : business angel

Déf. : Personne fortunée qui investit du capital de risque dans des entreprises naissantes ou en difficulté financière et qui, à cette occasion, fait profiter de son expérience d'homme ou de femme d'affaires aux entrepreneurs en quête de financement et de conseils.

Note : Les termes « ange investisseur » et « ange financier » sont des appellations fantaisistes calquées sur l'anglais. Ces personnes fortunées investissent généralement sans garantie auprès d'entrepreneurs avec lesquels ils n'ont pas de lien de parenté. Ils contactent souvent eux-mêmes les entreprises attirés par le secteur ou par les gestionnaires.


 

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