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- CLERC
CLERC : d'abord clergez (vers 980), puis clerc (1050 selon le Robert historique ; Xe siècle, dans la Vie de Saint-Léger, pour le Larousse étymologique et historique) est issu du latin chrétien clericus (membre du clergé par opposition aux laïcs). En latin médiéval, il désigne un lettré (fin du XIe, début du XIIe siècle selon le Robert historique ; vers 1160 pour le Larousse historique citant le Roman de Troie de Benoît de Sainte-Maure). Les membres du clergé étant alors les seuls à savoir lire et écrire. Le sens d'employé travaillant dans l'étude d'un officier public ou ministériel (notaire par ex.) est attesté dès 1275 pour le Robert historique, au XVe pour le Larousse historique.
Nous pouvons employer le terme dans un sens ou l'autre, avec sans doute toute l'ambiguïté qu'il pouvait avoir pour les « contemporains »... des différentes période de l'époque médiévale (en rappelant que la datation traditionnelle fait partir le Moyen Âge de la chute de l'empire romain d'Occident en 476 - déposition de Romulus Augustule par Odoacre - à celle de l'empire romain d'Orient en 1453 - prise de Constantinople). [Voir cette page pour quelques éléments historiques.]
- DIALECTE
DIALECTE : variation régionale d'une langue. « Les dialectes et les langues ne sont distingués que par leur statut social et historique (les dialectes et patois sont structurellement et fonctionnellement des langues) » (Robert historique, tome III - Glossaire, article « langue »)
- FRANCIEN
Voir cette page spécifique sur le sujet.
- FRANÇAIS
Le FRANÇAIS est la langue romane parlée en France. Le mot, plus largement, a désigné les parlers gallo-romans d'oïl. On y distingue historiquement :
- le roman, stade intermédiaire entre le latin parlé en Gaule et l'ancien français ;
- l'« ancien français » (fin du Xe au XIVe siècle) ;
- le « moyen français » (milieu du XIVe au début du XVIIe siècle) ;
- le « français classique » et « post-classique » (XVIIe et XVIIIe siècles) ;
- le français « moderne et contemporain » (XIXe et XXe siècles
Prudence ! « FRANÇAIS » peut avoir des acceptions diverses. Il est parfois utilisé spécifiquement pour désigner cette langue depuis le XVe ou le XVIe siècle jusqu'à nos jours. De ce point de vue, l'« ancien français » ne peut pas encore être considéré comme du « français », mais comme un « proto-français ».
Selon d'autres définitions, « FRANÇAIS » peut s'appliquer à des stades très anciens de la langue (les Serments de Strasbourg du 14 février 842 sont considérés comme le plus ancien texte en français) ou à des stades beaucoup plus tardifs. C'est d'ailleurs évolutif. Ainsi Robert MARICHAL écrit : « l'accélération de l'histoire a, depuis 1820, éloigné de nous, de beaucoup plus de cent quarante ans, la langue de Racine et de Molière. Le français du XVIIe siècle est en passe de devenir du moyen français, avec tous les risques d'incompréhension que cet éloignement comporte » (« Critique des témoignages », L'histoire et ses méthodes, Encyclopédie de la Pléiade, Gallimard, 1961).
Franceis est attesté dans la Chanson de Roland (vers 1080), françois au XIIe siècle.
Voir aussi : ROMAN
- GALLO-ROMAN
Le GALLO-ROMAN est l'ensemble des parlers issus du latin parlé (latin dit « populaire » ou « vulgaire ») dans le territoire des Gaules. Il se subdivise en dialectes occitans, franco-provençaux, et d'oïl (moitié nord de la France et Belgique).
Voir aussi : ROMAN, ROMANIA
- OC (OCCITAN OU LANGUE D')
OC : mot signifiant « oui » et issu du latin hoc. Langue d'oc (ou occitant) sert à désigner l'ensemble linguistique gallo-roman du sud de la Gaule. Ils sont caractérisés par une romanisation plus précoce et une plus grande proximité avec d'autres langues romanes (italien, espagnol - notamment le catalan). La langue d'oc se subdivise en plusieurs dialectes.
Sur l'occitan, de l'origine à nos jours, on pourra se référer utilement à l'article de M.J. Brochard : « L'occitan (langue d'oc) » du Robert historique, tome II, p. 2427-2430).
Voir aussi : OÏL, ROMANIA
- OÏL (LANGUE D')
OÏL est un mot d'ancien français qui a abouti à « oui ». Par opposition à OC, OÏL caractéristique l'ensemble gallo-roman de la moitié nord de la gauche (Belgique, nord, nord-est, ouest et centre de la France, à l'exclusion du Limousin et de l'Auvergne). Entre les domaines d'OÏL et d'OC se trouve le domaine franco-provençal, marqué par le superstrat germanique burgonde (région lyonnaise et dialectes de Suisse romande).
Voir aussi : OC, ROMAN et la page « francien »
- PROTO
PROTO, du grec prôtos (=premier, primitif, rudimentaire) est un préfixe utilisé notamment en sciences humaines. Ainsi la protohistoire s'intéresse-t-elle aux évènements survenus avant l'apparition de l'écriture, mais contemporains de la première métallurgie. Une protolangue, par exemple le protofrançais doit donc être considéré comme le français primitif ou comme les formes primitives de ce qui deviendrait le français, déjà distinctes d'un simple latin parlé dialectal.
- ROMAN
Le ROMAN désigne l'ensemble des parlers gallo-romans du nord de la gaule (« oïl ») qui aboutirent aux dialectes formant l'ancien français. La notion recouvre la période où l'on ne parle plus de latin vulgaire au plus tard au VIIe siècle), mais pas encore l'« ancien français » (fin du Xe siècle).
Voir aussi : GALLO-ROMAN, FRANÇAIS
- ROMANIA
La ROMANIA est l'ensemble linguistique et territorial des groupes de langues issues du latin parlé (ou populaire, ou vulgaire - au sens non péjoratif du terme, vulgus signifiant peuple en latin). Selon Marie-José Brochard, dans l'article « Langues romanes » du Robert historique, on distingue « généralement » onze groupes dans cette famille : français, italien, espagnol, portugais, catalan, occitan, franco-provençal, rhétoroman, roumain, sarde et une langue aujourd'hui disparue, le dalmate. Les grandes invasions auraient contribué à la scission, territoriale et linguistique, de la Romania en rompant les communications, vers le Ve siècle, toujours selon M.J. Brochard, plus tardivement (VIIe siècle) pour Bernard Cerquiglini.
- VULGAIRE
Dans son sens originel, vulgaire signifie populaire (latin vulgaris=qui concerne la foule). Le latin vulgaire désigne « un état tardif de cette langue parlée et, en général, non attesté » (Robert historique, tome III - Glossaire, article « vulgaire »).
ACCUEIL DU DOSSIER — SOMMAIRE GÉNÉRAL
Du gallo-roma(i)n au français — Les Serments de Strasbourg
Des Capétiens à la fin du Moyen Âge —Le francien — Annexe historique
Conclusion — Bibliographie – Glossaire
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