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Le Bon Usage
(le « Grevisse »)


Couverture de la 13e édition (1993)


Références

* GREVISSE (Maurice), le Bon Usage -- Grammaire française, édition refondue par André Goosse, DeBoeck-Duculot, Paris -- Louvain-la-Neuve, 13e édition, 1993-1997, ISBN 2-8011-1045-0.

* GREVISSE (Maurice), le Bon Usage -- Grammaire française avec des remarques sur la langue française d'aujourd'hui, préface d'Hervé Bazin, Duculot, Gembloux (Belgique), 10e édition revue, 1975, ISBN 2-8011-0042-0.


Nature

En principe une grammaire française... et bien plus que cela.


Organisation de l'ouvrage

C'est d'abord une grammaire organisée en parties (elles-mêmes subdivisées en chapitres et sections) comme on peut s'y attendre dans un ouvrage de ce genre. Plus qu'à la table des matières finale, on se réfèrera au très précieux index qui renvoie non aux pages, mais aux numéros de paragraphe, voire à leurs subdivisions. Les renvois d'un paragraphe à l'autre sont également très fréquents (On se prend à rêver d'un Bon Usage sur support informatique !).

Le rappel de la règle (ou de la manière dont peuvent l'envisager les grammairiens ou autres érudits -- ainsi Littré) est suivi d'exemple tirés des auteurs qui fondent le bon usage. L'ouvrage -- Maurice Grevisse n'y a jamais manqué -- ne se prive pas d'exposer les positions puristes que l'Académie a parfois exprimées de manière péremptoire... et les contre-exemples donnés par les académiciens eux-mêmes. Des remarques, notamment historiques, permettent de donner aux articles un caractère encyclopédique au bon sens du terme.


Commentaire

Maurice Grevisse (1) (sans accent, comme Clemenceau !) est décédé en 1980, peu après la parution de la 11e édition du Bon Usage. La première édition remontait à 1936. La diffusion du Bon Usage connut une progression fulgurante quand André Gide, dans le Littéraire, la recommanda comme la meilleure grammaire française. À compter de la 12e édition (1991), André Goosse (lui-même ancien président du Conseil international de la langue française) assure depuis lors la révision du Bon Usage (2). On imagine mal d'ailleurs que le Bon Usage pût s'arrêter avec son créateur qui en avait lui-même fait doubler le volume depuis la première édition.

Dans la préface qu'il rédigea pour la 10e édition (1975) du Bon Usage, Hervé Bazin, président de l'Académie Goncourt, n'écrivait-il pas :

Couverture de la 10e édition (1975)« Tout, en effet, concourt à son succès : le bel exemple de cet enfant du peuple, amoureux de sa langue et qui la maîtrisera comme son forgeron de père maîtrisait respectueusement le fer ; une conception nouvelle du rôle de grammairien, préférant le fait à la règle ; une constante remise à jour ; une érudition jamais rêche, jamais sèche, une somme d'exemples, de citations anciennes ou modernes répondant à d'immenses lectures ; et surtout la modernité de l'analyse, jointe au sens de la mesure. Grevisse n'est ni laxiste ni fixiste. Il constate, explique et trie ; il compare et commente. Contre les grammairiens-gendarmes qui interdisaient, qui s'emparaient de votre bouche pour transformer vos dents en barreaux, il choisit le rôle d'ingénieur du son, d'ingénieur du sens. Contre le magistère, il choisit l'écoute. Il trouve bon qu'une langue parlée par des êtres vivants soit, comme eux, en évolution continue ; que mort et naissance, comme eux, la renouvellent, raniment incessamment ce qui a perdu jeunesse, force et saveur. Il estime qu'il n'y a donc pas de combat de retardement à livrer à l'usage ; qu'il faut seulement admettre, avec Littré, que cet usage, qui exerce une si forte pression, n'est pas toujours intelligent ; qu'il y a lieu de signaler l'impropre, le contradictoire, de mettre l'accent sur ce qui paraît le plus précis, le plus juste, le plus conforme au génie de la langue, donc d'opérer un filtrage pour obtenir en tous courants des eaux claires. »
.

Citons les trois épigraphes d'éditions récentes du Bon Usage :

Tout est dit !

 

(1) On peut en apprendre plus sur Maurice Grevisse sur cette page :
www.wallonie-en-ligne.net/1995_Cent_Wallons/Grevisse_Maurice.htm. [Revenir au texte]

(2) Dans l'avertissement de la 13e édition, André Goosse attire l'attention sur le fait qu'ont été signalées, chaque fois que cela convenait, les rectifications orthographiques -- à la rédaction desquelles il avait pris part -- préconisées par le Conseil supérieur de la langue française et publiées dans le Journal officiel de la République française le 6 décembre 1990, après avoir été approuvées à l'unanimité par l'Académie française le 3 mai 1990. Je rappelle, précisait-il, que les usagers ont le choix entre les nouvelles graphies et les anciennes, ni les unes ni les autres ne pouvant être considérées comme des incorrections ou des fautes. [Revenir au texte]

 

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