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RéférencesDictionnaire de l'Académie française, préface et avertissement de Maurice Druon, 9e édition, tome I (A-Enz), Imprimerie nationale -- Julliard, Paris, 1994, 1864 p., ISBN 2-260-00125-X.
Nature
Dictionnaire de la langue française.
Organisation de l'ouvrage
- Préface à la nouvelle édition (1986) par Maurice Druon (alors secrétaire perpétuel de l'Académie française).
- Avertissement (1992) du même portant notamment -- mais non exclusivement -- sur les rectifications orthographiques de 1990.
- Mots de A à Enzyme.
- Liste des rectifications recommandées par le Conseil supérieur de la langue française(Journal officiel du 6.12.1999).
Les entrées nouvelles sont signalées par un astérisque précédant le mot. Les mots concernés par les rectifications orthographiques de 1990 sont suivis d'un « losange évidé » qui renvoie à une annexe en fin de volume. Toutefois certaines graphies sont rectifiées directement (allègement, allègrement).
Commentaire
Le Dictionnaire de l'Académie [...] donne une certaine image de la langue soignée, et la caution de ce juge sévère suffit à rendre légitimes des tours que l'on avait critiqués. GREVISSE, Le Bon Usage.
Les différentes éditions du Dictionnaire de l'Académie française datent de 1694 (1re), 1718 (2e), 1740 (3e),1762 (4e), 1798 (5e), 1835 (6e), 1878 (7e), 1935 (8e). La 9e édition est en cours de publication sous forme de fascicules. Le premier tome (sur les trois prévus semble-t-il) a été publié en 1992. C'est le seul actuellement disponible (au 1.1.2000).
L'Académie sait en sourire. La préface à la 9e édition, rédigée en 1986), commence par cette phrase : Les doléances et les plaisanteries que suscitent les lenteurs du Dictionnaire sont presque aussi anciennes que l'Académie elle-même. Et Maurice Druon, alors secrétaire perpétuel, de noter que le Dictionnaire, il faut le rappeler et bien le souligner, n'est ni encyclopédique, ni historique, ni analogique, ni même étymologique... même si cette édition donne, pour la première fois, quelques références à l'étymologie des mots.
La préface indique même qu'il existe d'excellents dictionnaires répondant aux divers besoins des usagers et que les académiciens eux-mêmes ne manquent pas d'y avoir recours. Nous l'avons constaté nous-même au travers des échanges sur les forums ou les listes de discussion : le Petit Robert est le premier juge de paix cité. À quoi (hors le respect de la tradition) le Dictionnaire de l'Académie française peut-il servir ? La préface nous éclaire sur ce point :
« Le Dictionnaire de l'Académie est celui de l'usage, simplement et suprêmement, le dictionnaire du bon usage, qui par là sert, ou devrait servir, de référence à tous les autres. Telle est l'ambition, mesurée mais persévérante, qui guide les académiciens français [...].
Or, l'usage demande du temps à s'établir, et du temps encore à se constater. Le langage subit des modes saisonnières. Des expressions nées de la dernière pluie s'en iront avec la sécheresse suivante. Des vocables inventés une année seront désuets l'an d'après. Il faut attendre pour reconnaître ceux qui continuent d'avoir cours public parce que répondant à un besoin véritable, de même qu'il faut être attentif à ce que les termes apparus soient de formation correcte, afin d'empêcher que la mauvaise monnaie ne chasse la bonne. C'est à quoi s'emploient ces gens éclairés ou supposés tels qui composent, aujourd'hui comme jadis, l'Académie. »La huitième édition de 1935 comptait 35 000 mots ; la devrait en comprendre 10 000 de plus. Mais il faut que ces mots-là - outre qu'ils aient résisté à plusieurs période de sécheresse - montrent patte blanche et qu'il ne s'agisse pas de néologismes mal formés venant concurrencer d'honnêtes mots déjà existants !
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