Saut, sceau, seau, sot

Une histoire de [so] qui tombent et pour laquelle on demande souvent comment écrire le mot... de la fin.

QUESTION — Il était une fois un sot qui se promenait à dos d’âne, il portait dans la main droite un seau d’eau, et dans la gauche, le sceau du roi, l’âne, tentant un saut, trébucha, les trois [so]s tombèrent. Dans une dictée, comment écrire le dernier [so] de la phrase ?

On ne peut que... dire cela... et non l’écrire : il s’agit d’homophones (mots s’entendant de la même manière, mais avec des orthographes différentes).C’est toute l’astuce... de l’astuce. Elle montre d’ailleurs tout l’intérêt de l’orthographe qui met du sens dans le son (et pas le son destiné à l’âne, bien entendu).

Le problème posé n’a aucune solution, parce que le nombre correspond à des « objets » différents n’ayant pas le même sens. Aucune graphie n’est possible : chacune d’elle ne correspond qu’à un objet. Outre le maladroit de l’histoire, il n’y a qu’un seul sot : celui qui tente (vainement) de trouver une réponse à un problème insoluble... même dans l’eau du seau.

Cette histoire de seau est du même tonneau que la devinette : « Quelle est la différence entre un pigeon ? » (Le pigeon est généralement celui auquel on pose la question.)

Compléments

Guy Bertrand

Guy Bertrand nous signale (mars 2010) que la question posée prend un sens plus intéressant dans la dictée suivante :

Un sot cavalier portait un seau peu large et un sceau royal. Sur un écart du cheval, les trois [so] tombent.

Dans ce cas, il y a une seule solution, qui impose de renoncer au pluriel :
Sur un écart du cheval, L’étroit seau tombe.

Thomas Deslypper

Autre version indiquée par Thomas Deslypper (juin 2010) : « Je connaissais une autre variante de cette énigme ; elle veut qu’on précise que le cavalier est un sot étriqué, ce qui implique qu’on peut en fin de phrase écrire : l’étroit sot tombe. »

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