Glossaire

Tout domaine a son jargon. Si vous butez sur un mot « technique », inhabituel pour vous, puisse cette page vous aider à y voir plus clair !

Tout domaine a son jargon. Le mot jargon ne doit pas être pris au sens péjoratif, mais bien dans celui de langage technique. On essaie de ne pas en abuser, mais, dans le cours des échanges, il est difficile d’y échapper : parler de la langue comme on parle d’un domaine particulier impose le recours à un vocabulaire adapté.


Sommaire :

APOCOPE et APHÉRÈSE

L’apocope est la chute d’un ou plusieurs sons, d’une ou plusieurs syllabes à la fin d’un mot. Ainsi les mots métro et cinéma sont-ils respectivement les apocopes de MÉTROpolitain et de CINÉMAtographe. Cinéma a d’ailleurs connu une deuxième apocope avec ciné.

L’aphérèse est, au contraire, la chute du début du mot. Ainsi bus est-il une aphérèse d’autoBUS.

(Sommaire)

BARBARISME

« Faute grossière de langage, emploi de mots forgés ou déformés, utilisation d’un mot dans un sens qu’il n’a pas. Impropriété, incorrection, solécisme. Faire un barbarisme. — Mot ainsi employé (ex. aréoport pour aéroport, ils croivent pour ils croient). » (Petit Robert)

Nommer une assemblée aéropage sur le modèle d’aéroport est un barbarisme : l’aréopage était un tribunal athénien de l’Antiquité qui se réunissait sur la montagne d’Arès (le dieu de la guerre), d’où son nom.

Employer amodiation dans le sens d’atténuation est également un barbarisme, car tel n’est pas le sens du mot. (Voir cette page.)

(Sommaire)

MÉTONYMIE

« Didact. Figure de rhétorique, procédé de langage par lequel on exprime un concept au moyen d’un terme désignant un autre concept qui lui est uni par une relation nécessaire (la cause pour l’effet, le contenant pour le contenu, le signe pour la chose signifiée). Ex. boire un verre (le contenu), ameuter la ville (les habitants). » (Petit Robert)

L’un des exemples les plus célèbres de métonymie est celui du bureau qui a d’abord désigné le tissu recouvrant une table de travail, puis cette table elle-même (« J’écris sur mon bureau. »), puis la pièce et enfin par extension les personnes qui s’y trouvent régulièrement (« Le bureau de l’association a élu son président. »).

La synecdoque en est la variante consistant à « prendre la partie pour le tout » (une voile (à l’horizon) pour un navire) ou « le tout pour la partie » (le quadrupède pour un lion ou un chien ; la France pour l’équipe de France ; la police (arrive) pour deux inspecteurs ou une équipe d’agents en uniforme), « la matière pour l’objet » (l’airain pour les canons), etc.

(Sommaire)

SOLÉCISME

« Emploi syntaxique fautif, de formes existant par ailleurs dans la langue (ex. je suis été). » (Petit Robert)

Le solécisme est un mot dont les purpuristes aiment à se gargariser pour désigner ce qu’en français courant on nomme une « faute de grammaire ». Ça donne plus de relief à la condamnation. Pour autant, cela ne justifie pas que l’on en commette !

(Sommaire)

SYLLEPSE

Accord selon le sens. On peut ainsi écrire une foule de gens l’attendent, bien que foule soit apparemment le « nom principal » et gens le complément de nom. Une foule de gens l’attend est tout aussi correct, naturellement.

Le choix, par celui qui écrit, de l’une ou l’autre formule permet d’insister davantage sur la notion de foule pris comme un tout... ou celle de multitude (accord avec gens).

La syllepse est également une figure de rhétorique où l’on emploie le mot dans une même phrase avec son sens propre et son sens figuré, l’exemple type étant hugolien : vêtu de probité candide et de lin blanc. Mais les syllepses évoquées dans le forum f.l.l.f. et sur le site sont des syllepses d’accord.

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