Ferdinand Brunot

L’idée que la langue est fixée reste debout, dans sa fausseté séculaire. [...] Partout des barricades de toile d’araignée ferment les avenues où l’usage s’avance, souverain et irrésistible. Au lieu d’une loi de vie, d’un code souple, adapté, à jour, on réimprime une ordonnance de police, toute pleine de prohibitions, de restrictions, de chicanes, sur laquelle veillent quelques commissaires de bonne volonté qui croient sauver la « tradition nationale ».
(Introduction à la Pensée et la Langue, 1922)

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